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INTRODUCTION
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| N’Tsingbeu est un village de 3000 habitants
faisant partie de N’Tsingfou, grand quartier du groupement
Bafou. Bafou est l’une des plus grandes chefferies du pays
Bamiléké s’étendant sur 174 km² et
comptant plus de 80 000 habitants (avec une densité de
population très nettement supérieure à la
moyenne nationale : 200 habitants par km²). |
| Cette dernière, avec la chefferie Baleveng,
est regroupée en une nouvelle unité administrative
: la commune de N’Kongzem (jumelée avec la municipalité d’Halluin).
Situé au
sud de Bafou, N’Tsingbeu se trouve à 11km de Dschang,
chef-lieu du département de la Ménoua. |
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| Ce village s’ouvre aux quartiers voisins
par des routes et sentiers qui ont été creusés
par les villageois. Ceux-ci sont praticables en toute saison,
malgré les intempéries. Une page de ce site est
consacrée à l'histoire
de la chefferie de N'Tsingbeu. |
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RELIEF
ET PAYSAGES
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| La région de Bafou connaît un relief
accidenté. On distingue 4 zones écologiques : une
zone de haute montagne(2000/2700mètres), une zone de moyenne
montagne(1600/2000 mètres), le plateau basaltique (1400/1500
mètres) où se trouve N’Tsingbeu et les enclaves
cristallines(zone de carrières de sable). |
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A N’Tsingbeu, le relief est légèrement
accidenté. On observe la présence de collines de
moyenne amplitude. Il n’y a presque pas de montagne. Le
village se trouve à une altitude de 1400 mètres
et est formé de massifs entre lesquels se trouvent des
vallées très fertiles.
C’est une étonnante campagne bocagère : quadrillage
serré de haies vives reliant les concessions et les plantations.
Plusieurs cours d’eau arrosent la région. A cause
du relief accidenté, ils sont souvent coupés de
chutes et de rapides. Ils constituent ainsi des potentialités énergétiques
et touristiques.
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A N’Tsingbeu, le réseau hydrographique est très
faible. On trouve dans les bas-fonds des points d’eau et
des ruisseaux autour desquels sont plantés des raphias.
Le cours d’eau le plus important du village, « Ndoumbouboh »,
ne se tarit pas en saison sèche, à la différence
de tous les autres points d’eau du village.
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CLIMAT
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| Appartenant à la région des hauts
plateaux de l’Ouest, N’Tsingbeu jouit d’un
climat équatorial tempéré. Celui-ci est
caractérisé par des variations de la température
moyenne annuelle et par l’abondance des pluies. |
L’air climatique se divise en 3 saisons
:
- Une saison sèche de 4 mois (15 novembre/15 mars).
En janvier, les précipitations sont quasiment inexistantes.
- Une saison mixte de 3 mois (15 mars/début juillet)
Une saison de forte pluie de plus de 4 mois (juillet/15
novembre avec un pic en août) où les précipitations
avoisinent les 200 à 300 mm d’eau par mois.
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La température moyenne annuelle est de
20°C. Cette température est variable en fonction
des saisons. Les mois les plus chauds sont février et
mars et les moins chauds sont juillet et août (à peine
16°C).
La diversité et la richesse du milieu, ses conditions
climatiques agréables expliquent en grande partie son
importante population et son potentiel économique. N’Tsingbeu
dispose de multiples atouts pour être une zone touristique
par excellence.
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SITUATION
ECONOMIQUE
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L’économie de Bafou comme tout le pays Bamiléké est
fondée sur l’agriculture. Avec l’introduction
de la caféiculture, la province de l’Ouest est
devenue le plus grande région agricole du Cameroun.
La structure sociale des chefferies a sans doute joué un
rôle dans l’attribution de cette place de leader.
En effet, elle explique en partie la maîtrise de l’espace
agraire et urbain. De même, la femme, qui pour l’homme
Bamiléké détient la maîtrise de
la fertilité, joue un rôle indispensable dans
la production agricole de la région
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| En ce qui concerne le système de production,
les agriculteurs pratiquent des systèmes d’exploitation
intensifs basés sur la caféiculture, les cultures
vivrières et maraîchères, le petit élevage(volaille,
porcs, chèvres et moutons) et l’exploitation du
palmier raphia. |
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Bafou dispose d’un des plus grands marchés
vivriers du Cameroun. En effet, l’existence d’un marché reste
un baromètre fiable pour mesurer le dynamisme économique
d’un territoire. |
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ORGANISATION
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Les populations de N’Tsingbeu
appartiennent à un même clan. Elles sont scindées
en familles et en lignées. En effet, les habitants
sont presque tous issus des parents fondateurs du village.
La polygamie est très répandue dans la localité (presque
la moitié des hommes mariés sont polygames).
En effet, on considère qu’un homme ne peut être
vraiment respecté que s’il a plusieurs femmes.
Celles-ci permettent d’avoir une grande famille et
ainsi de disposer de la main d’œuvre nécessaire
aux plantations caféières. Cependant, de
plus en plus, on constate une évolution vers la
monogamie (54,1%).
Le système patrilinéaire s’impose.
L’homme est le seul
maître, c’est lui qui prend toutes les décisions et la femme
ne peut en aucun cas les contester. Dans le village de N’Tsingbeu, comme
partout dans Bafou, les concessions ont presque toutes la même structure.
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La maison du mari est généralement au fond
de la cour et celles de ses épouses alignées
le long de chaque côté.
L’héritage dépend de chaque chef de famille
qui choisit avant sa mort son héritier parmi ses fils.
L’héritier représente son père
et assure la continuité de ses œuvres. Il devient
le chef de famille et est respecté au même titre
que lui. D’ailleurs, en tant qu’héritier,
il doit prendre comme épouses les veuves de son père, à l’exception
de sa propre mère. Cependant, hormis pour le chef
du village, ce n’est que très rarement que cette
coutume s’applique encore.
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GROUPEMENTS
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Sur le plan de l’organisation sociale,
l’esprit communautaire des Bamiléké se
retrouve à travers la multiplicité des associations.
47 associations culturelles, sportives, de développement,
groupements d’agriculteurs et d’artisans ont été recensées.
Parmi
les plus importantes, on peut citer : |
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| - TOCKEM : notre partenaire
- La Maison des Jeunes et de la Culture de
Bafou (dont le siège
se trouve à N’Tsingbeu) : cette association
est née en 1999 à la suite d’un échange
culturel effectué dans le cadre de l’accord
de coopération décentralisée avec la
ville d’Halluin. Elle regroupe actuellement 206 membres.
Son objectif est promouvoir l’idée de citoyenneté et
de favoriser l’épanouissement de chacun à travers
la pratique d’activités culturelles, sociales
et économiques (informations, animations, formations
et accompagnement des jeunes dans leur parcours d’insertion).
- A POUH SOC MOH (« la main qui lave
l’autre »)
: cette association est née en 1994. Elle regroupe
les femmes du village. Elle compte 206 membres. Son objectif
est de créer un climat d’entente et d’entraide
entre les femmes, d’organiser des tontines (qui serviront à se
procurer des engrais au moment des cultures, à organiser
les funérailles ou d’autres cérémonies)
et de constituer un groupe organisé de danse et de
chants traditionnels pour l’animation du village.
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"Nul
ne peut minimiser la force des gens à changer le monde" Gandhi
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pour Elans © Octobre 2005 avec l'aide d'Imerege pour
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