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Texte
écrit par la famille Efo’ Nkemvou
Reconnaître la vérité pour un nouveau départ
Jusqu'au début des années 90, Ntsingbeu était
l'une des chefferies les plus paisibles du groupement Bafou. Rien
ne la distinguait des autres si ce n'est I'exceptionnel dynamisme
de ses populations dont I'impulsion lui avait imprimé un élan
de progrès irréversible. Mais en 1992 l'intronisation
de son prince héritier légitime, le Dr. Pierre-Marie
Metangmo comme chef traditionnel Efo' Ntsalah – Efo' Kemvou
poussa ses détracteurs à lancer contre lui, et ce de
la façon la plus inattendue, une virulente campagne d'intoxication,
plongeant ainsi le paisible village dans un conflit des plus fratricides.
C’est ainsi que Ntsingbeu restera jusqu’en 2003 l’un
des exemples les plus illustratifs de bicéphalisme - pourtant
si rare en pays bamiléké - où la légitimité ancestrale
de Efo’ Nkemvou (Dr Pierre-Marie Metangmo) s’oppose à la
légalité administrative du sieur Kenhago Robert. En
Décembre 2003, après une analyse très minutieuse
du dossier, l’administration rapporte (annule) l’arrêté préfectoral
nommant le sieur Kenhago Robert chef de troisième degré à Ntsingbeu
ouvrant ainsi la voie aux démarches de légalisation
du chef légitime Efo’ Nkemvou (Dr Pierre-Marie Metangmo).
Que s'est-il vraiment passé? Comment en est-on arrivé là?
Quelles leçons en tirer?
Il devenait plus que urgent de rétablir la vérité historique
dans l’affaire Ntsingbeu qui, au-delà du fait qu'elle
surprend risquait, si l'on n'y prenait garde, de compromettre dramatiquement
le puissant élan de progrès et de développement
amorcé dans ce petit village. L'histoire de Ntsingbeu a une
mémoire que nous voulons, en 1'écrivant, ramener à la
surface pour qu'elle soit connue de tous et donne - comme c'est son
rôle - les clés pour une meilleure lecture du présent
et une bonne préparation du futur. Si malgré notre
parfaite insertion dans le monde moderne et une bonne assimilation
de la culture occidentale, nous avons continué de nous battre
pour la restitution de notre chefferie injustement détournée à Ntsingbeu,
ce n’est point par appétence pour les aspects folkloriques
de l’exercice du pouvoir traditionnel ou les monarques usent
et abusent souvent de leur autorité, exploitant et asservissant
les peuples au lieu de les guider, protéger ou développer.
Notre détermination vient de notre attachement au respect
des droits fondamentaux des peuples et individus. De même que
le rétablissement des vérités historiques sur
la traite des Nègres, le génocide Bamiléké de
la lutte pour l’indépendance du Cameroun sont aujourd’hui
essentiels pour faire valoir le respect de la dignité humaine
et celui des droits inaliénables des peuples et individus,
le rétablissement de la vérité de l’histoire
de la dynastie de Ntsingbeu est un préalable à l’établissement
d’une gouvernance traditionnelle basée elle aussi sur
le respect des droits fondamentaux des peuples et individus. Une
révolution féodale ou un retour aux monarchies d’entant
est illusoire et la quête pour le rétablissement de
notre dynastie se situe plutôt dans la perspective d’une
modernisation de Ntsingbeu puisant dans les richesses de son histoire
et le respect de ses valeurs ancestrales au rang desquelles, l’honnêteté,
la justice, la solidarité, la vérité et le respect
des droits fondamentaux des peuples et individus.
I- L'histoire de la Dynastie de la chefferie Ntsingbeu:
D'après toutes les sources d'information consultées
y compris un essai de Mr. Antoine Sonking préfacé par
le sieur Kenhago Robert, la dynastie de la chefferie Ntsingbeu aurait été fondée
par Teijiofouet. Les successions se seraient ensuite faites de père
en fils comme il est de coutume en pays Bamiléké jusqu'à Efo'
Nkemvou, quatrième de la lignée en passant par Kemjiodio,
deuxième et Mezajio, troisième. Avant sa mort survenue
vers 1910, Efo' Nkemvou désigne parmi ses fils, conformément à la
coutume, Daniel Metangmo père du Dr. Pierre-Marie Metangmo
pour lui succéder en devenant le cinquième chef de
la lignée. Mais Daniel Metangmo n'avait en ce moment qu'environ
cinq ans d'âge. C’est alors qu’un système
de régence se mette en place avec les passages successifs
de Kemtsa puis Teiguetsa et enfin Temetang Tetsavou dont le successeur
Kenhago Robert s'établie par usurpation à la tête
du village Ntsingbeu jusqu'à ce jour. Comme on pouvait s’y
attendre, cette usurpation scandaleuse sur fond d'abus de confiance
n'aurait pas été possible sans intrigues, malversations
et complicités au sommet du groupement Bafou. En effet, en
1955 à la mort de Temetang Tetsavou le troisième régent,
sa majesté Efo’ Dong Ngouajeu chef supérieur
des Bafou soutenu en cela par une partie de la notabilité de
Ntsingbeu décide de force, de conserver Kenhago Robert à la
tête du village Ntsingbeu au détriment de Daniel Metangmo,
détournant ainsi sans scrupule aucun, la chefferie Ntsingbeu
de sa lignée originelle dont ni Temetang Tetsavou ni son fils
Kenhago Robert ne font partie.
II- Intoxications, mensonges et falsification de l'histoire:
Pour couvrir le détournement de la lignée fondatrice
de la chefferie Ntsingbeu ainsi fait abusivement et avec la complicité des
plus puissants, nos forfaitaires useront de tous les moyens pour établir
et renforcer la version "politiquement correcte" mais pourtant
fausse et aberrante de l'histoire de la dynastie de Ntsingbeu selon
laquelle, " Daniel Metangmo Fo' Ntsalah, père du Dr.
Pierre-Marie Metangmo, aurait refusé la succession légitime
de son père Efo' Nkemvou chef de Ntsingbeu, parce qu'il était
chrétien, laissant la place à un de ses "frères",
Temetang Tetsavou, le père de Kenhago Robert". Cette
version de l'histoire jusqu'ici publiée à grand renfort
de contrevérités par le sieur Kenhago Robert et ses
acolytes a été fabriquée sur mesure pour légitimer
l’usurpation scandaleuse du titre et des droits de la famille
Efo' Nkemvou à laquelle Kenhago Robert n'appartient pas. Or
en pays Bamiléké il est inadmissible qu’un étranger
prenne la succession d’une famille dont il n’est pas
le descendant directe et ce au détriment de ses nombreux fils
légitimes.
III- Que savons nous de Efo’ Nkemvou ?
Efo’ Nkemvou est le quatrième chef du village Ntsingbeu
succédant comme le prescrit la coutume à son père
Mezajio héritier de Kemjiodio lui-même successeur de
Teijiofouet le plus ancien chef connu de la lignée. La légende
du village révèle que c’est au cours du règne
de Efo’ Nkemvou que la dynastie de Ntsingbeu passe de la notabilité (Nkem) à la
chefferie (Efo’). En effet, on raconte que par le passé alors
que Bafou n’avait pas encore acquis son autonomie de Baleveng,
le chasseur Bafou qui tuait un gros gibier devaient l’amener à la
cour royale de Baleveng pour le faire dépecer. Un jour après
la chasse et alors que les chasseurs Bafou s’apprêtaient à amener
leur gros gibier à la cour royale de Baleveng, Efo’ Nkemvou
lui-même chasseur avisé, grand guérisseur et
fin tacticien prit un couteau et opéra l’animal sous
le prétexte de vouloir y prélever des ingrédients
pour les médicaments de ses nombreux malades. Pour laver cet
affront, Baleveng déclara la guerre à Bafou et Efo’ Nkemvou
mit au point la fameuse tactique qui consiste à faire repasser
par un trou sous la clôture les guerriers qui auraient traversé aux
vues des ennemis la très grande clôture du champ de
guerre. L’effet recherché de donner à l’ennemi
l’impression d’une armée innombrable qui les encercle
en douce fut tant et si bien atteint que les généraux
Baleveng déclarèrent forfait. C’est alors en
récompense à cette ingéniosité de Nkemvou
que Ntsingbeu pourtant situé seulement à 2 kilomètres
de la chefferie supérieure sera érigée en chefferie
pleine et que Efo’ Nkemvou en deviendra le véritable
premier chef. C’est semble-t-il pour cette raison aussi que
les Mandzong de Ntsingbeu portent une échelle avec sept marches
et que le cote droit de gibier lors des cérémonies
regroupant tout le groupement Bafou revient d’office aux Mandzong
de Ntsingbeu.
Efo’ Nkemvou était donc un brave chasseur, talentueux
guérisseur et fin tacticien qui par sa contribution à la
prise de l’indépendance de Bafou fera ériger
Ntsingbeu en une chefferie pleine et la gouvernera suffisamment longtemps
pour y donner naissance à six fils dont les familles bien
connues prospèrent tant à Ntsingbeu, Bafou qu’à l’étranger.
Il s’agit de Daniel Metangmo (son successeur), Mbi Malo, Nounet
Michel, Sakio, Siam Dongmo et Tejiokem.
IV- Les circonstances de la mort de Efo’ Nkemvou:
Vers les années 1910, alors que le Cameroun est sous l'autorité Allemande,
des vagues d'épidémies souvent brutales s'abattent
sur les populations et les déciment impitoyablement. Or toute
mort subite et brutale est interprétée chez nous comme étant
le fait de la sorcellerie. C'est exactement ce qui se passe à Ntsingbeu
quand l'une des filles de Kemtsa (la mère de Tegny Bernard)
meurt brutalement. Les soupçons convergent vers les deux seuls
frères germains du chef Efo’ Nkemvou, à savoir
Manfomekong et Manfotekongmo qui, accusés par trois de leurs
frères consanguins, sont interpellés et condamnés
par les Al1emands à la peine capitale par pendaison. Quelle
tragédie!
Or le Chef Efo' Nkemvou était trop attaché à ses
frères pour digérer une telle injustice. Tant et si
bien que sans se méprendre sur la cruauté des Allemands à l'époque,
et connaissant donc parfaitement le risque qu'il prenait, il décida
contre vents et marées de suivre ses deux frères à Dschang
pour s'y constituer prisonnier et exiger de subir le même sort
qu'eux au cas où on refuserait de les libérer. L'amour
fraternel était donc plus fort que la peur de la mort, et
personne dans son entourage ne réussit à l'en dissuader.
Quelle Leçon!
En désespoir de cause, Mo' Tedongkeu qui était son
page, l'accompagna pour tenter encore, chemin faisant de le ramener à la
raison avant qu'il ne fût trop tard. Peine perdue! En cours
de route, Efo' Nkemvou lui tint plutôt ce langage: "Je
pars mais je sais très bien que je ne reviendrai jamais. Alors
si Metangmo, le fils de Nanjou survit , qu'il porte mon nom".
Et, joignant le geste à la parole, il remit à Mo' Tedongkeu
pour le jeune Daniel Metangmo une pierre qu'il frotta sur son front
en remplacement de son "crâne". En effet cette pratique
est courante lorsqu'on prévoit que le crâne pourrait
ne pas être récupéré. En plus de son "crâne",
Efo' Kemvou remit aussi et surtout à Mo' Tedongkeu pour le
jeune Daniel Metangmo le "Mbiankiet", encore appelé "Ekupka",
que l'on désigne ordinairement par les termes "Epa' Lah" (les
sacs de 1a chefferie) et qui représente dans nos traditions
le véritable symbole matériel de la royauté.
Ces objets conservés précieusement devaient être
remis à Daniel Metangmo quand il aurait atteint la majorité d’âge
et la maturité requise pour reprendre effectivement la succession
de son père et le commandement du village. Or si après
la mort de Temetang Tetsavou le troisième régent, les
objets suscités furent bien remis à Daniel Metangmo
en 1956, la chefferie de Ntsingbeu quant à elle restera, à la
grande déception de beaucoup, et au grand dam de l'héritier
légitime, entre les mains du sieur Kenhago Robert. Le chef
supérieur Bafou, sa Majesté Fo' Dong Ngouajeu et les
notables de Ntsingbeu en avaient décidé ainsi et ce
pour des raisons bien connues de tous: à savoir une personnelle,
la succession du grand notable Kemeloh – règlement de
compte – et l'autre sociale, la destruction du fétiche
appelé Nzo'o de Ntsingbeu coupé et brûlé par
Daniel Metangmo. Le fétiche Nzo'o sera reconstitué plus
tard.
Face à cette décision injuste et humiliante venant
de 1a plus haute autorité traditionnelle du groupement de
Bafou, Daniel Metangmo saisit le tribunal de Dschang qui se déclara
incompétent pour l'affaire de la succession de Efo’ Nkemvou
et de la désignation du chef de Ntsingbeu. Quant à ce
qui concerne la réclamation des biens, la clause de la trentenaire
(trente années passées) fut invoquée pour l’en
débouter, Efo' Nkemvou étant décède depuis
plus de quarante ans déjà à I'époque
du procès. C'est donc de retour du tribunal de Dschang en
1956, après ce verdict sans appel, que Mo' Tedongkeu remet à Daniel
Metangmo comme signalé plus haut le "crâne" et
le "Ekoupka" de son défunt père. Tous les
attributs traditionnels et coutumiers du pouvoir de la chefferie
de Ntsingbeu sont ainsi bel et bien remis à Daniel Metangmo,
malgré le maintien de Kenhago Robert.
V- La succession de Efo’ Nkemvou :
Les circonstances tragiques de la mort de Efo’ Nkemvou et le
trop jeune âge de son successeur désigné Daniel
Metangmo jettent un grand froid dans la chefferie Ntsingbeu. Il s’en
faut de peu pour qu’une chasse aux sorcières s’engage
dans le village. Mais grâce à Dieu, malgré la
forte conspiration contre la fratrie directe de Efo’ Nkemvou,
il n’en est rien. La chefferie reste vacante quelques temps.
Puis, Kemtsa le demi-frère de Efo’ Nkemvou dont le décès
de la fille avait servi de prétexte à la manœuvre
d’épuration engagée s’autoproclame chef
de Ntsingbeu (premier régent). Il quitte de ce fait son domicile
et va s’installer à la chefferie de Ntsingbeu où il
jouit comme le feront les deux suivants, des épouses et biens
de Efo’ Nkemvou pendant une courte période (moins de
dix ans). Mo’o Tedongkeu ne leur donnera – ni à lui
et ni à ses successeurs – ni le "crâne" ni
le "Ekupka" de Efo’ Nkemvou. Aucun enfant née
de Kemtsa pendant son court séjour à la chefferie de
Ntsingbeu ne survit. En effet, il n’y aura que des filles dont
aucune ne survit. A sa mort, Teiguetsa l’autre demi-frère
s’autoproclame à son tour chef de Ntsingbeu (deuxième
régent). Et comme Kemtsa, tous les enfants qu’il aura à la
chefferie de Ntsingbeu pendant son court séjour de cinq à sept
ans meurent à la naissance. Aux même maux, les même
remèdes: comme son prédécesseur, il exige dans
ses dernières volontés, que sa dépouille soit
enterrée non pas à la chefferie mais à son domicile
et que ses enfants nées fort heureusement tous avant cette
aventure à la chefferie s’en lavent purement et simplement
les mains puis retournent s’établir dans son ancienne
concession. Cette prescription faite sur son lit de mort et perçue
comme un repentir par les populations sera, comme celle du prédécesseur,
scrupuleusement respectée. Paix à leurs âmes.
A partir de ce moment, tous ceux qui, de près ou de loin avaient
pris part au complot ayant entraîné l’assassinat
de Efo’ Nkemvou et de ses deux frères commencent à prendre
au sérieux l’affaire de la succession à la chefferie
Ntsingbeu. Plus personne de la famille ne songe à prendre
comme les deux prédécesseurs le risque de s’autoproclamer
chef de Ntsingbeu. Tout le monde parle de malédiction qui
se serait abattue sur cette chefferie à cause du sang injustement
versé et de l’illégitimité de ses locataires.
La chefferie de Ntsingbeu est de ce fait tout simplement laissée à l’abandon
puisque Daniel Metangmo le successeur légitime jusque là encore
bien jeune ne songe pas dans un tel climat de suspicion, d’intrigues
et de trahison à revenir prendre les commandes de sa chefferie.
Ntsingbeu restera de ce fait près de cinq ans sans régent.
VI- Temetang Tetsavou ne pouvait légitimement succéder à Efo’ Nkemvou
D’après toutes nos sources d’information, les
seuls frères et demi-frères connus et confirmés
de Efo’ Nkemvou sont Manfomekong, Manfotekongmo, Manfoteli,
Kemtsa, Teiguetsa et Kemdong-akeng. Nulle part, dans nos recherches
le nom de Temetang Tetsavou ne figure ni dans la liste des frères
et demi-frère ni dans celle des fils ou petits fils de Efo’ Nkemvou.
En effet en dehors de Daniel Metangmo, Efo’ Nkemvou a cinq
autres fils dont Mbi Malo, Michel Nounet, Sakio, Siam Dongmo et Tejiokem.
Dans l’hypothese tant chérie par le sieur Kenhago Robert
et ses acolytes où Daniel Metangmo à cinq ans d’âge
aurait refusé de succéder à Efo’ Nkemvou,
nous voyons bien que le choix aurait pu se porter sur l’un
de ses cinq frères dont Temetang Tetsavou ne fait aucunement
partie. En tout cas, à Bafou, quand le défunt chef
a dans sa progéniture plusieurs garçons, si le successeur
désigné décline l’offre – ce qui
est plutôt rare ou impensable, puisque son opinion n’est
en général pas demandée – c’est
parmi ses autres frères (autres fils du défunt) que
le choix du remplaçant se fait et non parmi ses oncles ou
autres citoyens du village comme dans le cas d’espèce.
Procéder autrement c’est violer la coutume et abuser
des droits du successeur légitime.
Si dans le village tout le monde ou presque s’accorde sur les
circonstances de l’accession de Temetang Tetsavou à la
chefferie de Ntsingbeu, personne si ce n’est le sieur Kenhago
Robert et ses acolytes en quête d’un droit de cité ex
nihilo, ne lui reconnaît une parenté formelle avec la
famille Efo’ Nkemvou. Cette vérité fondamentale
reste ignorée de bien des personnes tant à l’intérieur
qu’à l’extérieur du village. Les prétendus
liens de parenté qui selon les différentes versions
vont de frère au fils de Efo’ Nkemvou ont été crées
de toute pièces par les usurpateurs pour justifier et légitimer
leur forfait. Que tout le monde le sache une fois pour toute: Temetang
Tetsavou, le père de Robert Kenhago n’est ni le frère
ni le fils de Efo’ Nkemvou. Ni lui ni son fils Kenhago ne peuvent
donc légitimement succéder à Efo’ Nkemvou.
N’étant donc pas le frère de Daniel Metangmo,
rien n’autorisait Temetang à prendre sa place eut-il
décliné comme le prétendent ses détracteurs
l’offre du trône. Le sieur Kenhago Robert successeur
de Temetang, même si érigé avec le concours de
basses manœuvres d’usurpations chef du village Ntsingbeu,
n’est pas le successeur de Efo’ Nkemvou. Il n’a
purement et simplement aucun lien de parenté avec la famille
de Efo’ Nkemvou.
Accepter comme beaucoup l’ont fait sous la pression, les intimidations
et les corruptions de toutes sortes, que la famille Efo’ Nkemvou
soit dépossédée de la chefferie de Ntsingbeu
c’est accepter et entériner une déviation gratuit
et injuste de la lignée fondatrice du village. C’est
en fait cette aberration que le conseil des neuf et sept du groupement
Bafou, sous la présidence personnelle de sa Majesté Fo’ Dong
Kana II, Dr Paul Kana ont corrigé en intronisant le 15 Mars
1992 le Dr. Pierre-Marie Metangmo comme chef traditionnel et successeur
de Efo’ Nkemvou, chef légitime du village Ntsingbeu.
VII – Qui est Temetang Tetsavou et comment arrive-t-il à la
chefferie Ntsingbeu ?
Temetang Tetsavou le père de Kenhago Robert est le fils de
Nkemetio, notable à Batsingla et d’une des sœurs
de Kemtsa premier régent après Efo’ Nkemvou.
Temetang Tetsavou serait donc parti de Batsingla pour Ntsingbeu après
le décès de son oncle maternel Kemtsa pour s’établir
en son domicile et disposer comme on faisait à l’époque
de ses biens et épouses. Les morts successives du Kemtsa et
Teiguetsa dans des circonstances tout à fait surprenantes
et surtout le spectre du mystérieux châtiment qui désormais
plane atour des prétendants au trône de Efo’ Nkemvou
laissé vacant créent un vide à la chefferie
de Ntsingbeu. L’héritier légitime Daniel Metangmo
est "derrière les Blanc" comme on dit ici, expression
très imagée signifiant qu’il vit en ville (Njombe à l’époque)
où il apprend et exerce auprès des missionnaires blancs
son métier de menuisier charpentier. Il est physiquement éloigné du
territoire de son village sans pour autant en être détaché ou
sans renier ses origines et sa responsabilité traditionnelle
de chef légitime de Ntsingbeu. En d’autres termes, la
chefferie est vide depuis plusieurs années et le successeur
légitime n’est pas là.
C’est alors que lors de la construction de la route dite de « Kong » au
lieu dit Pastorale au nord de Bafou, les habitants de Ntsingbeu réquisitionnés
pour y investir leur main d’œuvre comme ceux d’autres
villages du groupement Bafou, y arrivent "comme un troupeau
sans berger", c’est à dire en rangs dispersés,
leur chef légitime Daniel Metangmo n’étant pas
au village. L’attention du chef supérieur Bafou de l’époque,
Fo’ Dong Kana I qui les observait est attirée par la
stature et l’ardeur au travail d’un de ses membres, un
certain Temetang Tetsavou, devenu citoyen de Ntsingbeu depuis peu
et qui était comme les autres venu s’acquitter de son
devoir. Dans son souci justifié d’avoir au niveau de
chaque village un représentant qui mobilise les populations
pour l’accomplissement des travaux, Fo’ Dong Kana I nomme
séance tenante le sieur Temetang Tetsavou chef de la délégation
de Ntsingbeu (en réalité plutôt chef des travaux).
Temetang Tetsavou était dans ces circonstances le parfait
candidat pour la régence parce que bien éloigné de
la lignée royale de Ntsingbeu, il ne pouvait en aucun cas
postuler à la succession légitime et coutumière
de Efo’ Nkemvou. En effet il est à cette époque
tout à fait inimaginable pour les populations d’un village
de rester si longtemps sans chef ou quelqu’un qui en fasse
office. Mais cette raison n’est aucunement suffisante pour
que celui qui prenait ainsi la régence – surtout qu’il
n’était pas de la famille régnante – finisse
par prendre définitivement la chefferie de Ntsingbeu. Voila
donc comment Temetang Tetsavou n’ayant aucun lien de parenté avec
la famille de Efo’ Nkemvou et partant, avec lignée fondatrice
et régnante de la dynastie Ntsingbeu laissera un successeur
qui s’accaparera de sa chefferie.
VIII – Comment et Pourquoi le Dr Pierre-Marie Metangmo
est intronise?
Sa Majesté Fo’ Ndong Dr Kana II après consultation
des oracles puis des neuf et sept notables de Bafou s’aperçoit
des graves conséquences que le maintien de l’usurpation
jadis perpétrée à la tête de la chefferie
Ntsingbeu avec l’aval explicite de son père sa Majesté Fo’ Dong
Ngouajeu pourrait avoir tant sur la famille royale que sur tout le
groupement Bafou. C’est alors qu’en son âme et
conscience et surtout en dirigeant courageux, respectueux des traditions
et soucieux du devenir de son peuple il décide de réparer
ce tord fait à la famille de Efo’ Nkemvou en rétablissant
sur son trône le successeur légitime Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou
(Dr Pierre-Marie Metangmo) quoi qu’il lui en coûte. Et
les incompréhensions qui s’en suivent sont légions.
Mais pour lui comme pour le Dr Pierre-Marie Metangmo, la vérité,
la justice et la coutume n’ont pas de prix. C’est pour
toutes ces raisons qu’il fait de l’intronisation de Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou
(Dr Pierre-Marie Metangmo) comme chef traditionnel, un événement
sans précèdent.
En effet, de mémoire de Bafou (voir de Bamiléké),
on n’a jamais vu le chef Supérieur des Bafou installer
un chef de famille ou anoblir un de ses sujets en lui accordant comme
ce fut le cas chez le Dr Pierre-Marie Metangmo tous les attributs
des plus anciennes et plus puissantes chefferies. Par exemple, le
port du "Nkwet" réservé aux chefs traditionnels,
la cloche "Kuiffo" pour annoncer son arrivée et
le vase traditionnel "Ntu’" pour le servir, autant
d’attributs de puissante chefferie de village décernés à Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou
(Dr Pierre-Marie Metangmo) lors de son intronisation. De même,
la cérémonie d’intronisation s’est faite
en présence de sa Majestés le chef supérieurs
Foto suivi un an après par celle des chefs supérieurs
de Balessing, Fongo-Tongo, et Fongo-Ndeng. Au cours de cette cérémonie
sans précédant à Bafou, Sa Majesté Fo’ Dong
Kana II porte de ses propres mains le chapeau traditionnel sur la
tête du nouveau chef Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou
(Dr Pierre-Marie Metangmo) rétablissant ainsi la légitimité de
Efo’ Nkemvou jadis détournée. Auparavant, tous
les notables de Ntsingbeu étaient venus au petit matin installer
le jeune chef Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou (Dr Pierre-Marie
Metangmo) sur le trône de Efo’ Nkemvou comme le montrent
les photos prises en la circonstance. Sur le plan traditionnel, tout
ce qui devait être fait au cours de cette cérémonie
pour le rétablissement du trône de la chefferie Ntsingbeu à la
famille de Efo’ Nkemvou l’a été.
IX – La profession de foi de Efo’ Nkemvou – Efo’ Ntsalah
(Dr PM Metangmo):
Il était question à l’intronisation de Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou
(Dr Pierre-Marie Metangmo) de rétablir l’histoire de
la lignée royale de Ntsingbeu en reconnaissant sa légitimité comme
chef traditionnel de Ntsingbeu mais en laissant Robert Kenhago régner
au moins jusqu'à sa mort pour que la gouvernance du village
Ntsingbeu revienne au successeur légitime comme de droit.
Cet accord sera brisé par les multiples provocations du sieur
Kenhago contre Efo’ Nkemvou (Dr Pierre-Marie Metangmo) parmi
lesquelles une plainte au président de la république,
l’emprisonnement de trois de ses conseillers et serviteurs,
les articles de "Ouest Echo" et de "Menoua Etoile".
Tout ceci nous amène a conclure que seule une solution radicale
et juste pourrait mettre fin à ce conflit. M. Kenhago n’étant
ni le fils ni le petit-fils de Efo’ Nkemvou et ne peut postuler à sa
succession.
Dites-moi en toute sincérité, s’il était établi
que vous êtes le successeur de votre père, laisseriez-vous
quelqu’un qui n’est même pas de votre famille continuer
d’user et d’abuser de votre trône et de vos biens
alors? Comme un portefeuille trouve sur la chaussée doit être
restitué à son propriétaire légitime
avant d’envisager une récompense pour celui qui l’a
trouvé, Justice doit d’abord être faite c’est à dire
que la chefferie Ntsingbeu doit comme il se doit coutumièrement
et administrativement être restituée au successeur légitime
Efo’ Ntsalah – Efo’ Nkemvou (Dr Pierre-Marie Metangmo)
avant d’envisager une récompense pour le Sieur Mr Kenhago
Robert. A Ntsingbeu comme partout ailleurs, nous devons «Rendre à César
ce qui est à César». C’est une simple question
de principe et de justice.
X – Un bilan de développement plutôt éloquent
Avant son intronisation, le Dr Pierre-Marie Metangmo Efo’ Nkemvou
- Efo’ Ntsalah comptait à son actif pour le développement
de Ntsingbeu, son électrification, la construction de deux
pistes et ponts, la création d’une ferme pilote, le
GAM, et la création d’un jardin d’enfants.
Apres son intronisation, et malgré les actes de sabotages
et oppositions parfois violentes du sieur Kenhago Robert, à la
mise en marche de certains projets de développement à Ntsingbeu,
Le Dr Pierre-Marie Metangmo, Efo’ Nkemvou – Efo’ Ntsalah
créera une ONG d’envergure, l’ACSD avec son siège
construit à Ntsingbeu et un équipement incluant trois
véhicules, deux ordinateurs, une imprimante, un fax, une bibliothèque,
et une moto. Cette ONG a financé avec le support de ses partenaires étrangers
(EPIDRI, Horti International, , CCFD, UE, ASNS, ELANS HACI, la Mairie
d’Halluin et sa MJC ainsi que bien d’autres), la construction
d’une ligne téléphonique de près de trois
kilomètres, la création et l’ouverture d’un
centre de santé équipé d’un laboratoire,
d’une pharmacie d’une maternité et d’une
dizaine de lits d’hospitalisation, la création d’un
centre de formation de jeunes filles avec une dizaine de machines à coudre
et des appareils divers de teinture et de cuisine. Une chapelle à laquelle
il ne manque plus qu’un toit est en construction, la culture
attelée a été introduite, une coopérative
de semences la CAMACO crée et une maison des jeunes construite.
Pour finir la réhabilitation du réseau d’eau
potable de la scanwater est en cours et sera renforcée par
la réalisation de forage d’appoint. L’action de
Efo’ Nkemvou – Efo’ Ntsalah (Dr Pierre-Marie Metangmo)
s’étend bien au delà de Ntsingbeu et Bafou. Avec
son support et celui de l’ACSD, des centres de santé ont été construits équipés
et ouverts à Fonakeukeu, Nka (Fondonera), Saa’ (Batsingla),
Fongo-tongo, et Banhegang (Bansoa). Un centre de formation de jeunes
filles à Mbouda, et de très nombreuses formations FIMAC
dans la province de l’Ouest etc.…
Parmi les projets encours d’étude pour Ntsingbeu – Ntsingfou
figurent la création d’un collège d’enseignement
technique, celle d’un centre polyvalent d’accueil de
touristes avec salles de conférences et salles des fêtes,
la création d’un centre artisanal, le lancement d’un
vaste chantier d’ouvrages communautaires et la création
d’une usine de fabrications d’aliments pour bébé et
nourrissons. Ces réalisations ont déjà généré une
vingtaine d’emploi pour les jeunes et adultes de la région.
Et nous estimons que celles annoncées en créeront au
moins autant encore. Or la paix est la condition sine qua non de
tout progrès et de tout développement et noue en avons
fait le soubassement de toutes nos actions sociales. Puisse notre
cher village Ntsingbeu cesser d’être la proie de machinations
ténébreuses et rétrogrades, pour retrouver le
cours normal de son élan de progrès, et de paix! Efo’ Nkemvou
- Efo’ Ntsalah (Dr Pierre-Marie Metangmo) est notre chef et
ce simplement de part ses origines comme c’est le cas pour
les autres chefs. Le soutenir n’est que justice et honnêteté.
Le futur appartient à ceux qui le construisent sur une fondation
de vérité et de courage.
"
Ne faites à personne ce que vous ne voudriez pas que l’on
vous fasse à vous"
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