Témoignage de M. et Mme Couturier - Juillet 2008
Tentés par des vacances au Cameroun réputé être un « concentré d’Afrique », et à la recherche de tourisme solidaire, qui correspond à notre aspiration, nous avons découvert, par Internet, l’association camerounaise Tockem, qui propose une formule de tourisme intégré, équitable et durable.
Nous avons choisi un séjour organisé, mais en préférant prendre plus de temps et c’est sans aucun problème que nous avons pu allonger la durée de notre voyage, en restant plus de jours à N’Tsingbeu.
Dès l’arrivée à Douala, nous avons été pris en charge par l’association.
Notre séjour a eu la particularité de nous faire connaître deux guides successifs, la première semaine avec Lobé et la seconde avec Germain, qui ont été l’un et l’autre parfaits et tellement sympathiques.
Le moins que l’on puisse dire, c’est que nous n’avons jamais été déçus. L’hébergement à N’Tsingbeu est tout à fait charmant, notre petit bungalow était confortable, avec en prime une vue magnifique. Le pays tient toutes ses promesses, les paysages sont superbes.
Toutes les excursions se sont faites à notre rythme, ponctuées d’initiatives toutes personnelles, mais toujours avec la complicité de nos guides avec qui nous nous sommes si bien entendus. L’intérêt des rencontres sur les plans culturel, traditionnel et humain, est allé bien au-delà de ce que nous attendions, même si nous n’étions pas à notre premier voyage en Afrique.
Nous avons eu tout loisir de mesurer le privilège d’être toujours si bien accueillis par les personnes qui nous ont fait découvrir avec beaucoup de passion toute la richesse des traditions de cette région, ainsi que les savoirs faire des artisans ou le dévouement de ceux qui s’investissent pour les moins chanceux. Nous nous sommes délectés à nous faufiler dans les marchés, riches en couleurs, dans lesquels nous n’avons croisé que sourires et gentillesse.
Le fin de notre séjour nous a menés à KRIBI, sur l’Atlantique, dont les fameuses chutes de la Lobé valent bien le détour, mais également le charme de déguster des crevettes « à la kribienne » sur la plage.
Ce que nous retenons, au-delà de tout l’enchantement de ce voyage qui restera gravé dans notre coeur, c’est que nous avons pu vérifier le bienfait de cette formule de tourisme, dont le bénéfice pour l’ensemble des villageois est une réalité ; ici le touriste est acteur de développement.
C’est le cas en ce qui concerne l’accès à l’eau potable par les forages, qui doivent parvenir à supplanter le marigot insalubre dont se sert encore une partie de la population. Il en va de même du centre de formation des jeunes filles et du dispensaire, qui dispose de personnel compétent. Au moment où nous étions à N’Tsingbeu, un séminaire sur la sensibilisation à la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), réunissant 24 participants, était organisé par deux jeunes volontaires, qui nous ont touchés par leur passion et leur détermination.
Nous avons pu suivre l’avancée de la construction de trois nouvelles salles de classe par les parents d’élèves, symbole fort que tout se fait pour et avec les villageois.
Couturier Hubert et Ghislaine - Juillet 2008
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