Tourisme équitable

Historique du projet

Ce projet fait partie d’un vaste projet de développement défini par les populations de N’Tsingbeu à la suite d’un diagnostic participatif du village posé lors d’un congrès organisé en août 2002. Il est l’une des priorités posées par le plan quinquennal de développement.

L’idée de tourisme comme nouvelle dynamique de développement a été proposée lors de ce congrès comme réponse possible aux besoins identifiés. De plus, des projets d’aménagement de sites touristiques émergent dans la région (circuit des chefferies de l’Ouest , musée des arts à Dschang) mais aucune structure d’accueil originale n’existe, permettant un réel dialogue entre les populations de cultures différentes et une véritable connaissance de l’autre.

Enfin et surtout, le projet s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération décentralisée entre N’Kongzem (commune à laquelle appartient le village de N’Tsingbeu) et Halluin et sur la forte volonté des populations et des associations locales à échanger. En effet, depuis quelques années, des échanges associatifs ont lieu, des projets se construisent (mise en place d’une maison des jeunes et de la culture en partenariat avec la M.J.C. d’Halluin, correspondance scolaire, accueil annuel d’une délégation camerounaise pendant laquelle toutes les associations de développement animent des actions de sensibilisation et d’éducation au développement). L’existence d’une réelle réciprocité dans les actions et les projets mis en place motivent les populations d’Halluin à découvrir N’Kongzem et justifie l’aménagement d’une structure d’accueil. Afin de donner vie au projet, la population a décidé de s’organiser sous forme associative en créant TOCKEM, mot ayant une très grande valeur au village et signifiant médiation.

Les objectifs

Le projet TOCKEM a pour finalité d’utiliser le tourisme comme véritable outil de développement et d’échanges. Il s’agit donc d’un tourisme intégré, équitable et durable.

  • Intégré : il est conçu avec et pour les populations. Les activités touristiques sont intégrées à la vie locale.
  • Equitable : il permet une rémunération équitable des services rendus par la population d’accueil.
  • Durable : il contribue à un développement respectueux des populations et de l’environnement. Il doit assurer dans le temps la durabilité du milieu, de ses ressources, de son patrimoine dans l’intérêt des générations à venir.
  • Le voyageur participe à une aventure basée sur l’échange, le partage et le respect de l’autre pour un monde plus solidaire. Il découvre ainsi une autre culture au rythme du village. Il s’approche de la vie quotidienne d’une population d’accueil en participant aux activités traditionnelles locales. Il s’agit également de promouvoir les échanges entre les populations d’Halluin et de N’Kongzem (existence d’un accord jumelage coopération entre les deux communes).

    En France, notre objectif est d’alerter sur les dégâts causés par le tourisme de masse et d’informer sur une alternative possible, le tourisme solidaire (nous développons dans ce cadre des actions d’éducation au développement).

    Au Cameroun, les objectifs sont :

    • Affecter 15% des recettes de  l’activité touristique dans des projets collectifs définis par les populations elle-même (ex : construction d’un forage d’eau potable, financement de classes, dotation en matériel…).
    • Soutenir les associations locales en favorisant le partenariat (maison des jeunes et de la culture, association des femmes « la main qui lave l’autre » qui offre des prestations de danses et de chants traditionnels, associations de jeunes musiciens, conteurs, danseurs…)
    • Soutenir l’emploi et la formation pour permettre de lutter contre l’exode rural.
    • Promouvoir le patrimoine culturel

    L’album de TOCKEM

    Christine a réalisé un magnifique album pour nous faire découvrir Tockem.