Historique
Ce projet fait partie d’un vaste projet de développement défini par les populations elles-mêmes à la suite d’un diagnostic participatif du village posé lors d’un congrès organisé en août 2002. Il est l’une des priorités posées par le plan quinquennal de développement.
Le diagnostic participatif a permis d’identifier les besoins des populations du village et différentes priorités ont été dégagées :
- - L’amélioration des structures scolaires et sanitaires : elles restent insuffisantes notamment pour les zones enclavées.
- - La création d’emplois : la main d’œuvre est abondante mais les débouchés peu nombreux (agriculture et petits commerces). Face à l’absence totale d’industrie, les possibilités d’emplois pour les diplômés de l’université restent limités.
- - La promotion de la culture, de l’art et de l’artisanat : la meilleure illustration de la tradition Bamiléké est le foisonnement de cérémonies traditionnelles, le besoin de décorations, la volonté de développer l’artisanat local et de soutenir l’art traditionnel. Il existe dans ce domaine une demande de promotion et un besoin de formation et d’organisation pour l’amélioration des finitions des produits locaux et une plus grande durabilité des activités.
- - Les funérailles et autres cérémonies traditionnelles drainent pendant toute la sai son sèche de nombreux visiteurs disposant de très peu de lieux d’accueil à leur disposition.
Enfin et surtout, le projet s’inscrit dans le cadre d’un accord de coopération décentralisée entre N’Kongzem (commune à laquelle appartient le village de N’Tsingbeu) et Halluin et sur la forte volonté des populations et des associations locales à échanger. En effet, depuis quelques années, des échanges associatifs ont lieu, des projets se construisent( mise en place d’une maison des jeunes et de la culture en partenariat avec la M.J.C. d’Halluin, correspondance scolaire, accueil annuel d’une délégation camerounaise pendant laquelle toutes les associations de développement animent des actions de sensibilisation et d’éducation au développement).
L’existence d’une réelle réciprocité dans les actions et les projets mis en place motivent les populations d’Halluin à découvrir N’Kongzem et justifie l’aménagement d’une structure d’accueil. Afin de donner vie au projet, la population a décidé de s’organiser sous forme associative. L’association est dénommée TOCKEM, mot ayant une très grande valeur au village et signifiant médiation.
